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Gloria

Il est comptable pour la Mafia. Il a tout balancé au FBI. Alors il va payer. Pas seulement lui, mais aussi sa femme et ses enfants. Il y a un tueur dans le hall. Seule solution, confier le plus jeune à la voisine, Gloria. Un seul ennui, elle déteste les enfants. Mais tant pis. Elle emmène sous un bras le chat, sous l’autre le petit métis portoricain, une valise et le livre de comptes compromettant. Il faut sortir d’ici et sauver le garçon. Elle a eu des amis dans la Mafia, et elle connaît tous les trucs. Alors, quand ils vont essayer de récupérer le gosse et le bouquin, ça va faire vraiment très mal ! L’art de Cassavetes est de nous faire sentir la tension d’un New York tentaculaire où la violence est au milieu de la foule, où les tueurs peuvent opérer à leur aise, sans avoir à se cacher.Gloria « Gloria »se déroule dans un New York inconnu des touristes, celui des grands et sombres immeubles rococos du Bronx, le métro, les bus, les petits hôtels sordides où évoluent des personnages sordides, aux mines plus vraies que nature. Voici nos deux héros traqués, piégés, dans une incessante course-poursuite que la caméra suit partout. Film inquiet, tendu, nerveux, «Gloria» ne laisse pas un instant, de répit. C’est aussi palpitant que «Starsky et Hutch», mais avec, en plus, les relations de ce drôle de couple et leurs trente kg de différence, leurs conversations sur l’amour, la mort, leurs brouilles et leurs retrouvailles. Avec cette fausse mère et ce faux fils, pour parodier la formule célèbre, « Gloria » c’est l’irruption du docteur Spock dans le roman policier, ou si vous préférez, c’est «J’élève mon enfant» sous la couverture de la Série Noire !

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